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Tim O'Brien Tim O'Brien
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Tim O’Brien est né en 1946 à Austin dans le Minnesota. Ouvertement contre la guerre du Vietnam, il pense d’abord déserter mais sera finalement incorporé dans la Troisième Section, où il passera un an, en 1969 et 1970. Après la guerre, O’Brien s’inscrit à Harvard, fait un stage au Washington Post et devient reporter. À partir de 1975, grâce au succès de Si je meurs au combat, il se consacre totalement à la fiction.
Il est l’auteur de Northern Lights (1975), Where Have You Gone, Charming Billy? (1975), Going After Cacciato (1978, qui lui vaudra le prestigieux National Book Award), The Nuclear Age (1985), The Things They Carried (1990), In the Lake of the Woods (1994), Tomcat in Love (1998), July, July (2002).
Tim O’Brien vit aujourd’hui au Texas, où il enseigne à l’université de San Marcos.

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Tim O'Brien
Si je meurs au combat
• Roman : 256 pages
• Traduction : Alexandre Thiltgès
• Parution : janvier 2011
• ISBN : 978-84-937595-2-0

Relevant de la tradition des grandes œuvres américaines sur la guerre (Sécession, guerres mondiales, guerres de Corée, du Vietnam, d’Irak…), ce roman est aujourd’hui considéré aux États-Unis comme un classique et comme l’un des meilleurs ouvrages sur le conflit américano-vietnamien. Pourtant, ce n’est pas un simple roman de guerre : il s’agit d’un ouvrage sur le cœur humain, sur le psychisme torturé d’un homme confronté à une situation abominable. Questionnement sur le courage, sur la lâcheté (« On n’était pas tous des lâches. Mais gagner la guerre, c’était pas notre unique vocation »), et aussi sur la peur, la culpabilité, la virilité, la morale, la justice, la pulsion de mort et la perversité humaine, Si je meurs au combat, quis’inscrit à la fois dans les veines réaliste, existentialiste et absurde, est avant tout un ouvrage sur la condition humaine. Plutôt que de sombrer dans le silence et dans la folie, Tim O’Brien, le narrateur, décide de ne pas juger, mais de raconter son histoire. Traité pour la paix, contre la folie humaine, Si je meurs au combat est un ouvrage truffé d’explosions de violence et de perles d’humour (cet humour insoutenable du soldat confronté à ses angoisses, à sa propre mort). Un livre dont personne ne sortira intact.

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« Le matin, c’est le pire moment de la journée. Le moment où l’on perd tout espoir, le moment le plus déprimant. L’obscurité matinale, à Fort Lewis, se fait étouffer par les violentes lumières, les hurlements perçants de types en colère et des garçons qui ont la peur au ventre et le mal du pays. »
Tim O’Brien, Si je meurs au combat