Auteurs
Nelson Algren
Nelson Algren est né le 28 mars 1909 à Detroit, dans le Michigan, et décédé le 9 mai 1981 à Long Island. D’ascendance suédoise par son père et allemande par sa mère, ce fils d’immigrés juifs a porté jusqu’en 1944 le nom de Nelson Ahlgren Abraham. Bien que sa mémoire juive soit une composante certaine de sa sensibilité de gauche, il s’est peu exprimé sur sa judéité, refusant l’étiquette d’« écrivain juif ». Il étudie le journalisme, exerce tous les métiers avant de publier en 1935 Un fils de l’Amérique, son premier roman. Il s’établit à Chicago, ville adorée puis honnie dont il fait le décor sombre de ses romans. Il est l’auteur de Le Matin se fait attendre (1942), Le Désert de néon (I947), La Rue chaude (1956), Notes from a Sea Diary (1965), The Last Carousel (1973), ou Tricoté comme le diable (1983). Avec L’Homme au bras d’or (Pulitzer 1949), adapté au cinéma par Otto Preminger (1955), il devient le premier lauréat du National Book Award en 1950. Il est connu pour sa relation passionnelle avec Simone de Beauvoir, qui conserva jusqu’à la tombe l’anneau inca offert par son amant pendant l’âge d’or de leur liaison.
Nouveautés
Nelson Algren
Un meublé dans la pénombre
• Série Sélect : 416 pages
• Traduction :
Jeannine Hayat
• Parution : Janvier 2011
• ISBN : 978-84-938027-2-1
Un meublé dans la pénombre rassemble en six parties et par ordre chronologique des fictions, des essais, des poèmes de Nelson Algren parus parfois dans des magazines mais jamais rassemblés dans aucun recueil, notamment un récit sombre, ambitieux, longtemps inachevé, « Le piège », et un chef-d’œuvre inédit « La chambre sans lumière ». L’ensemble lève le voile sur les obsessions et sur l’existence d’un homme devenu aujourd’hui une sorte de conscience de la démocratie américaine.
Politiquement de gauche, rangé du côté des plus démunis, faisant de la violence sociale l’un de ses thèmes de prédilection, Algren est le modèle de l’auteur engagé. La vocation de l’intellectuel-écrivain est claire à ses yeux : il doit se tenir auprès des malheureux, ne jamais faillir à sa tâche car ses contemporains ont besoin de lui. Son œuvre est un cri d’alarme. Ainsi, ses personnages préférés sont des antihéros : prolétaires, marginaux, drogués, joueurs de poker, boxeurs, prostituées, voleurs ou sans-abri, tous admirables parce qu’ils ont su garder leur vitalité, leur parler vrai, leur obstination à vivre. Aux yeux d’Algren, c’est dans la pauvreté et le sacrifice des richesses matérielles que l’homme parvient à se dépasser. L’écrivain est l’égal de ses personnages, un exclu, un « clochard céleste ». Il est aussi un visionnaire. C’est pourquoi, avec Un meublé dans la pénombre, œuvre multiforme et critique déjà porteuse des thèmes de la Beat Generation, au style plein d’humour, aux intrigues situées dans l’enfer de Chicago, Algren nous touche et s’adresse aux lecteurs de notre temps. Ici, chaque texte est unique, irremplaçable et ajoute à notre connaissance d’un grand écrivain américain – mais aussi de l’Amérique, et du cœur humain.
Lire la suite
Nelson Algren, Un meublé dans la pénombre


